Une Préhistoire de Jitterbug Boy

Occasionellement, on me demande pourquoi j’ai decidé appeler ma compagnie « Jitterbug Boy ».  Tous ceux qui sont des fans de Tom Waits sait que c’est le nom d’un chanson de l’album Small Change.  La raison que j’ai décidé utiliser ce nom pour mon alias de cordonnerie est un plus peu compliqué.

Il y a 10 ans (ça, ce m’est stupéfie – il n’y a pas vraiment 10 ans….pas possible…) et j’habitais dans une petite ville en Ontario où je travaillais pour une grande compagnie théâtral shakespearean.  C’était un bon boulet pour moi pour 5 ou 6 mois chaque année – j’ai travaillé avec les chaussures à un pas relax (comparé à aujourd’hui, de toute façon….il semblait très très occupé à ce temps…) et j’étais entouré par beaucoup de gens théâtrals talentueux.  Il était le bon travail, mais je n’aimais pas beaucoup le ville.  Et fais-je mention que j’étais payé à l’heure?  Vraiment incroyable….  En tout cas, c’était la fin de la saison de 2002 et pas exactement un temps fort dans les fluctuations de ma vie.  Je ne vous ennuierai pas avec tout le détails, mais je devenais un peu dingue avec la vie rustaud.  Et, un jour, j’ai pris mes économies de tout ma vie et j’ai fait quelque chose completement atypique pour moi – j’ai réservé un vol à l’Europe lequel a inclus un séjour de trois mois, sans plan.  Réflexion fait, je ne comprends pas quoi je penserais – je n’étais pas en bon santé alors.  Mais je savais que j’avais besoins me faire la belle.

J’ai commencé mon voyage à Amsterdam.  Pendant que j’y étais, j’ai eu la chance de reconnecter avec une bonne amie.  Après, j’ai commencé une aventure en Hollande, en Belique, en Allemagne, en Suisse, en Italie et en France.  J’utilisais le thème de chaussures comme ma carte – j’arrêtais n’importe où s’il y avait un musée de chaussures à visiter ou un cordonnier avec qui parler.  C’était un voyage difficile – je n’ai jamais fait rien de telle.  C’étaient les deux mois les plus difficiles de toute ma vie suivis d’un des meilleurs.  Près de Florence en Italie, j’ai trouvé mon vrai rythme de voyager tout seul.  De tout façons, le long du voyage, la chanson « Jitterbug Boy » a commencé à tourner dans ma tête.   Elle est devenue une grande partie de ma piste-son interne pour ce voyage.

Mon voyage a fini où il a commencé – à Amsterdam.  Je me souviens m’être lêver très tôt pour ne pas rater mon vols.   Je marcherais à la gare Centraal – les rues étaient déserts et la vapeur montait des canaux.  Et toujours, la chanson résonnait dans ma tête.  J’ai décidé que si je fondais une compagnie, je l’appellerais « Jitterbug Boy. »

Quelques années ont passé avant la création de cette compagnie.  Je suis revenu au Canada et j’ai décidé de tourner la page et je me suis préparé à sauter à nouveau dans la vie de la bourgade.  Mais, deux semaines plus tard, j’ai reçu un appel du Cirque du Soleil – ils m’offraient si je prendrais le poste de l’Assistante Chef de Costumes pour la tournée d’Alegrìa.  Je suis parti les deux semaines plus tard et je ne l’ai jamais regretté.  J’ai passé deux années avec cette tournée et j’ai traversé l’Amerique Nord et un peu du Japon, aussi.  Pendant que cette periode, on m’ai promu à Chef Costumier.  On m’a offert un transfert à un autre tournée mais j’ai décidé que le travail plus créatif me manquait.  J’ai donc abandonné la vie de tournée et j’ai planifié un retour à Toronto et à la vie de cordonnerie.  J’avais besoin de travailler de mes mains – ça m’a beaucoup manqué.  Mais, par hasard, ce plan est tombé à l’eau quand j’ai reçu à l’improviste un appel de Dragone en Belgique.  Ils m’ont demandé si j’étais par dans un poste de Chef Cordonnier pour leur nouveau spectacle à Las Vegas (un spectacle au casino Wynn qui deviendrait « Le Rêve »).  J’ai mis mes plans en attente et j’ai passé la plus grande parti l’année suivante entre une vie à la périphérie de Bruxelles et une vie en plein coeur de Las Vegas.

Enfin, le spectacle a commencé et j’en ai profité pour retourner à Toronto, où j’ai fondé Jitterbug Boy.  Il y a presque sept ans.  Ce n’était pas un passage facile, mais je suis très content avec des resultats.  Chaque jour – même les jours minables – je suis reconnaissant de faire ce que je fais.

De temps en temps, Jitterbug Boy apparaît sur mon iPod.  Et ça me fait sourire.

« Well I’m a Jitterbug Boy, by the shoeshine
Resting on my laurels and my hardies, too
Life of Riley on the swingshift, gear follow my drift
Once upon a time I was in show biz too »

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